Méditation du 15e dimanche B : évangile selon saint Marc 6, 7-13.

 « La paix et le salut naissent de la rencontre »
Alors qu’à Nazareth, les gens ne faisaient pas du tout confiance dans les paroles de Jésus, rappelez-vous l’évangile de dimanche passé, aujourd’hui, il envoie les douze en mission deux par deux. Il leur donne autorité sur les esprits impurs…
La question qui surgit n’est-elle pas de savoir, mais qu’est-ce que les esprits impurs ? Ce sont des esprits qui obscurcissent notre pensée, ou qui l’occupent avec des aberrations, des illusions et fausses suspicions.
Vous connaissez peut-être des personnes avec lesquelles vous voudriez entrer en relation et auquel vous aimeriez dire quelque chose de sensé, un conseil. Mais, elles vous répondent toujours : « ça ne sert à rien : ça n’ira pas avec moi ; je le sais d’avance c’est inutile de poursuivre… » Ces fausses croyances peuvent rendre la personne plus agressive. Elles nous laissent souvent seuls et déçus. Nous avons alors la sensation qu’aucune ouverture pour la relation ne saura possible.
Jésus donne l’ordre de chasser simplement ces illusions et autres aberrations. Il ne s’agit pas de commencer à discuter sur des idées et de s’enfoncer dans des aberrations, mais bien de revenir à une pensée claire.

Ensuite, Jésus prescrit aux douze de ne rien prendre pour la route. Il les envoie pauvres ayant pour seule richesse la confiance en ce qui est advenu au-dedans d’eux. Ainsi, chacun de nous, nous n’avons pas besoin de boite à outils pour soigner la souffrance d’autrui. Nous sommes envoyés pour aller à la rencontre de l’autre qui souffre, accepter son invitation à demeurer dans sa maison pour s’ouvrir à la rencontre. Seulement, une vraie rencontre peut laisser sortir de nous le don de la paix pour l’autre.
La souffrance que nous rencontrons appel la consolation. Savez-vous que nous avons réellement une capacité de consoler l’autre au fond de nous-mêmes ? C’est cette belle capacité à ce faire le prochain, le tout proche de l’autre, dans l’infini respect de sa personne.
Enfin, outre le pouvoir d’expulser beaucoup de démons, Jésus demande aux douze de faire des onctions d’huile aux malades. C’est notre manière de nous donner nous-mêmes en chrétien aux malades.
Je vous souhaite d’expérimenter cette semaine quelque chose de votre capacité à consoler et à visiter la souffrance, ou bien de visiter des personnes malades. Qu’avec pour seul et unique bagage, votre rayonnement, vos paroles de consolation, quelque chose sorte de vous, qui soit la force de l’Esprit-Saint pour l’autre dans le besoin de guérison.
Votre curé Joseph SCHMETZ