Triduum Pascal

Chers paroissiens,

Je vous invite au Triduum Pascal, un temps pour laisser une trace d’espoir dans ce monde. Ne s’agit-il du mystère de notre incarnation ?

Le Jeudi saint, 19h30 à la chapelle de Herbesthal-Baum, le prêtre vit le symbole du lavement les pieds des fidèles. C’est une image de ce qui se passe sur la croix.

Sur la croix, Jésus descend jusque dans la poussière de la terre et nous touche au niveau de notre talon d’Achille, de notre peur de la mort.

Il nettoie nos pieds et les oint pour guérir nos blessures. Tout en moi est accepté par Jésus, touché et imprégné de son amour.

            Après la célébration de la Cène, les autels sont dépouillés. Il s’agit alors de nous confronter à la solitude de la nuit, de veiller avec Jésus et de nous demander : que veut Dieu de        moi ? Est-ce que je peux me laisser aller à la volonté de Dieu ou est-ce que je veux contrôler ma vie moi-même ? La volonté de Dieu n’est pas quelque chose d’étranger, mais la  volonté de Dieu est notre sanctification. Dieu veut que nous soyons guéris et entiers, entièrement nous-mêmes, conformément à l’image unique qu’Il a de nous.

Le Vendredi saint, 19h30 à Baelen, nous vénérons la croix comme un signe de victoire, comme le signe que l’amour est plus fort que la haine, que l’amour voit toute la violence de ce monde. Ainsi, nous chantons dans une antienne : « Par le bois de la croix, la joie est venue dans le monde entier ».

C’est un signe d’espoir, notamment dans les guerres actuelles qui nous bouleversent.

La croix nous donne l’espoir qu’aujourd’hui aussi, l’amour finira par vaincre la violence.

Le Samedi saint est une journée silencieuse. Il s’agit d’enterrer tout ce que nous traînons et qui nous encombre : d’enterrer les vieux conflits, les vieilles blessures, mais aussi les schémas de vie qui nous empêchent de vivre : notre perfectionnisme, notre sentiment de ne pas être à la hauteur, notre culpabilité, notre envie de nous sentir responsables de tout, nos volontés de puissance, de nous rabaisser et de nous condamner.

À Pâques, la Vigile à 20h à Henri-Chapelle et le Jour de Pâque à 10h à Welkenraedt, nous sommes relevés, sorti du tombeau de notre résignation, du tombeau de nos peurs, du tombeau de notre pessimisme. Nous faisons entièrement confiance en la nouvelle vie. Tel le printemps, la résurrection fleurit aussi en nous, qu’en nous aussi l’amour est plus fort que la mort. Et Pâques nous offre l’espoir que nous aussi, dans la mort, nous ne tombons pas dans le néant, mais que nous ressuscitons avec le Christ pour la joie éternelle, pour l’accomplissement dans l’amour.

Chacun vit la Semaine sainte dans des conditions et des humeurs différentes. Mais, ne s’agit-il pas d’entrer dans la Semaine sainte et sa liturgie avec ces ambiances ?

Alors, quelque chose se transformera en nous aussi.

C’est ce que je vous souhaite, que ces jours Saints vous renouvellent et illuminent votre connaissance dans la foi au Dieu des Vivants.

Lundi 30 mars à 17h à Welkenraedt, célébration communautaire de la réconciliation et du réconfort ; venez recevoir le sacrement du pardon avant Pâques !

Abbé Joseph Schmetz, curé