Vigile de Pentecôte

Bonjour à vous toutes et tous,

En annexe, vous trouverez une célébration pour la Pentecôte qui a été envoyée par l’abbé Olivier Windels.  Il a envoyé deux célébrations une pour les adultes et une autre pour des adultes et des enfants.

Je profite aussi de ce courrier pour vous signaler que mon remplaçant est l’abbé Joseph Schmetz qui vous avez appris à connaître durant mon absence.  Il commencera son ministère dans l’UP le mercredi 1er juillet.

Je vous souhaite une bonne et sainte fête de Pentecôte.  Puissions-nous accueillir l’Esprit d’audace pour qu’en ce temps de déconfinement, et bientôt de reprise, nous puissions trouver les solutions adaptées à chaque communauté.

Alain

Cinquante jours après Pâques, nous voici toujours confinés, au moins partiellement : les mesures sanitaires nous empêchent en tout cas de nous rassembler en communauté chrétienne pour « chanter, prier, célébrer » notre foi. S’il est juste et bon d’obtempérer aux règles édictées pour le bien de tous, (Saint Paul n’écrit-il pas : « Rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien. » ? Tt 3,1)  il est important aussi, voire vital, de continuer à nourrir notre foi aux sources de la Parole et de la prière. Comme celles du même type présentées à l’occasion de la Semaine Sainte, la présente proposition s’offre comme une possibilité parmi d’autres de vivre cela. Elle n’entre pas en concurrence avec d’autres propositions et ne prétend pas remplacer l’Eucharistie à laquelle nous sommes invités à nous associer par les médias (Télévisions, Radio, Internet) dans une réelle communion spirituelle. Ceci donnera à ceux qui le souhaitent la possibilité de vivre un temps alternatif ou supplémentaire, inspiré, bien sûr, par la fête de la Pentecôte, notamment par l’office, peu connu, de sa Vigile. Qui ignore la place décisive de l’Esprit dans nos vies de femmes et d’hommes, quand l’impossible devient possible non par nos propres forces mais celle inouïe du Souffle de Dieu ?  « Viens, Esprit de Dieu » sera donc notre prière assidue en ces jours.

Pistes pour la prière individuelle, en couple ou en famille… Une autre version existe qui donne des pistes pour intégrer les enfants dans cette démarche. Chacun adaptera le déroulement à sa situation.

Pour la plupart des chants proposés, un lien hypertexte est prévu. Positionnez-vous sur le titre du chant (Ctrl+clic pour suivre le lien) et You Tube s’ouvrira automatiquement.

A tous, je souhaite, malgré les conditions inédites où nous sommes, une bonne fête de Pentecôte, renouvelante et fructueuse. Que le Christ vous accompagne et que Dieu vous garde…

Olivier Windels

Témoigner de l’Esprit de Jésus dans le monde.

Ce week-end, nous célébrons la grande fête de la Pentecôte. Nous ne pourrons pas encore la célébrer ensemble dans nos églises, mais cela ne nous empêchera pas de prier le Père d’envoyer son Esprit sur l’Église et sur le monde. Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi, dons qui nous font grandir au service des autres.

Saint-Luc dans la première lecture et Saint-Jean dans l’évangile rapportent le mystère de la Pentecôte de manière très différente. Saint-Luc le décrit comme un coup de vent fulgurant venu du ciel. Chacun des apôtres sent que quelque chose se passe. Leur transformation intérieure s’exprime par des langues de feu qui viennent se poser sur chacun d’eux. Alors, remplis d’Esprit-Saint, ils sortent du mutisme qui les gardait enfermés. Il aura suffi d’une étincelle pour qu’ils sortent et se mettent à parler en d’autres langues. Le sens du mystère de la Pentecôte, n’est-il pas d’abord, de pouvoir parler un langage aux humains que chacun comprend pour lui ? C’est l’usage d’un langage qui parle à l’être et au cœur de l’humain et qui vient le réchauffer, l’éclairer, le grandir et se lever pour marcher en apôtre de Jésus.

Saint-Jean décrit différemment la Pentecôte. Il est moins dramatique que Luc. Il situe l’évènement au soir de Pâques. Alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples sont verrouillées, Jésus est là et Il souffle sur eux en leur disant : « Recevez l’Esprit-Saint ». C’est par un souffle, que Jésus leur transmet son esprit d’amour, son esprit de force, son esprit de foi en lui et de confiance en eux.

La Pentecôte signifie ici l’Esprit-Saint qui pénètre en nous, pour que nous adoptions les manières qu’à Dieu d’être au monde, sa manière de le concevoir et de parler aux humains. Il ne s’agit pas de copier et coller Jésus sur nos vies et sur la vie des autres, mais bien plus d’écouter les inspirations et les élans de sa voie en nous pour attester de sa résurrection, et par nous dans le monde. L’Esprit-Saint donne confiance en soi, il donne le vrai souffle, lorsque l’esprit mal-sain d’autres, cherchent à étouffer ou bien à le faire taire.

Le témoignage des couples et de l’amour conjugal est une belle image pour dire le mystère de la Pentecôte. Parfois, on peut voir qu’un même esprit habite et anime le couple ; il y a une harmonie et une force qui peut être révélatrice de la présence entre eux de l’Esprit-Saint. Ils forment ensemble une citadelle imprenable et un foyer de lumière pour le monde.

Nous avons en nous cet Esprit-Saint et des forces permettant d’accéder par soi-même à la conversion et à la guérison. Par ses paroles et ses gestes libérateurs, Jésus met les gens en contact avec leur source intérieure, avec leurs propres ressources auxquelles les personnes peuvent puiser pour se relever.

L’Esprit-Saint révèle en nous ce potentiel : en nous il y a un AMOUR qui n’a encore que peu donné. Jésus fait entièrement confiance aux forces salvatrices en chacun de nous.

Il suffit de croire, il suffit d’une étincelle et le langage donne un nouveau commencement à l’Église.

L’Esprit-Saint fait naître l’Église, la communauté des croyants envoyés aux périphéries. Alors, rendus dignes et capable de toutes les audaces pour accompagner aujourd’hui des gens comme Jésus lui-même le faisait en son temps. Des signes semblables à ceux rapportés dans les évangiles sont lisibles et offerts : les malades guérissent, les lépreux sont purifiés et des démons chassés.

« La première phase délicate de sortie du confinement pour nos églises pourra maintenant, espérons-le, débuter bientôt. Pour cette première phase, le gouvernement a fixé un nombre maximum de 100 fidèles par célébration. Une distance entre les fidèles d’1,5 mètre dans tous les sens devra également être respectée, ce qui réduira peut-être leur nombre dans les petites églises. Ce ne sera pas facile, mais il y va de la sécurité et la santé de tous », déclarent les évêques de Belgique.

Toutes ces mesures rendront sans aucun doute nos célébrations un peu moins cordiales dans un premier temps. Nous n’en serons pas moins nourris de la Parole de Dieu et de son Pain de vie, dans le souffle de l’Esprit. Et pour ceux dont la santé est fragile ou qui hésitent à participer à l’Eucharistie dans ces conditions restrictives, il va de soi que les célébrations à la radio et à la télévision se poursuivront.

 Votre futur abbé Joseph SCHMETZ

Sous le titre « Viens, Esprit Saint ! Emplis le cœur de tes fidèles. Allume en eux le feu de ton amour », Mgr Jean-Pierre Delville s’adresse aux communautés chrétiennes et à tous les citoyens dans le diocèse de Liège. Lisez le message intégrale en français et allemand ci-après.

https://www.evechedeliege.be/news/message-de-pentecote-de-mgr-jean-pierre-delville/

Lettre de notre curé Alain Dubois.

Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je voudrais m’excuser de vous envoyer ce courrier, j’aurais préféré vous rencontrer pour vous faire part de cette nouvelle.  Mais pris par le temps et obligé de respecter le confinement, je n’ai pas d’autre solution.  Croyez-moi, j’en suis sincèrement désolé.

Après mon hospitalisation en décembre, j’ai été convoqué chez le vicaire général pour un entretien fin janvier.  Il désirait me rencontrer au nom de l’évêque.  Après avoir dialogué, échangé, nous en sommes venus à la conclusion que la charge de curé d’une Unité pastorale était trop lourde pour moi.  Lorsqu’il m’avait nommé curé de l’UP Baelen-Welkenraedt, il m’avait déjà précisé que c’était à l’essai pour un an.  Malheureusement, l’expérience n’a pas été concluante.  Au bout de trois mois et demi, je me suis retrouvé à l’hôpital uniquement à cause du stress.   Bien sûr, actuellement, tout va bien et moi-même, je me dis parfois que je devrais encore essayer un an de plus mais je dois être réaliste, ce n’est pas possible.  Cela fait trois ans de suite que j’ai été absent plusieurs mois.  Ce n’est pas ainsi qu’on peut construire quelque chose de durable dans une Unité Pastorale.  En janvier, lorsque je l’ai rencontrée, ma cardiologue me l’a encore rappelé, je n’ai plus la force d’assumer la tâche demandée à un curé.  La solution qui a été trouvée, c’est de me nommer vicaire pour la communauté francophone d’Eupen.

Je commence là-bas le 1er juillet prochain.

Je voudrais vous remercier pour votre accueil dans votre Unité pastorale.  Très vite, je me suis senti chez moi.  Pour l’instant, mon remplaçant n’est pas encore connu mais il y en aura un.

L’avenir nous dira si nous aurons encore l’occasion de nous retrouver pour une célébration dans votre église.

Le jour où j’ai rédigé ce courrier dans le carnet préparatoire à la Pentecôte, nous avions cette prière :

Père,

alors que mes plans ont échoué et que mes espoirs ont été déçus,

c’est devant toi que je viens répandre mon cœur.

Je sais que tu es toujours avec moi et que tu as un plan merveilleux pour ma vie.

Quand une porte se ferme, c’est que tu vas en ouvrir une meilleure.

Je crois ce que dit ta Parole : « Tu fais concourir toutes choses pour mon bien. »

Garde-moi d’être découragé quand mes efforts sont inutiles.

Garde-moi d’avoir une mauvaise estime de moi.

Ma valeur n’est pas dans mes réussites ou dans mes échecs, elle est en toi ;

tu m’as créé capable et intelligent.

Alors que je vois l’échec comme une voie sans issue, toi, tu le vois comme un chemin :

un chemin pour apprendre et pour devenir meilleur ;

un chemin pour dépendre de ta puissance surnaturelle

et non pas de mes forces charnelles ;

un chemin pour expérimenter combien j’ai besoin de toi, marchant davantage par la foi.

Par ta grâce, tu me relèves et tu me donnes un esprit bien disposé.

Par ton Esprit, tu renouvelles mes forces physiques, morales et spirituelles.

Qu’il habite tout mon être, toute ma vie !

Ma plus belle victoire, c’est de continuer à t’aimer Père

et à suivre mon Sauveur et Seigneur Jésus-Christ,

quelle que soit la situation dans laquelle je me trouve.

Au nom de Jésus, avec l’Esprit Saint.  Amen

Célébrer en Famille Salésienne, avec les Communautés de Farnières

Le déconfinement progresse, mais les célébrations eucharistiques sont toujours interdites dans nos églises.
La Famille Salésienne des Communautés de Farnières vous invitent à les rejoindre pour célébrer ensemble via internet.
Vous trouverez à cette fin une lettre qu’elles vous adressent et qui contient les liens d’accès pour participer aux célébrations eucharistiques des dimanches à venir, ainsi qu’à celle du jeudi 21.05.2020, Fête de l’Ascension.

C’est dans la prière que je suis uni à vous, ainsi qu’aux membres de vos familles et Communautés.
A très bientôt pouvoir à nouveau se revoir.
Avec toute mon amitié.
Danielle se joint à moi, Guy

Chemin de Pentecôte

En 2020, la Pentecôte est célébrée le 31 mai. La Pentecôte a lieu cinquante jours après Pâques.

Cette fête célèbre la venue de L’Esprit saint, promis par Jésus, et répandu sur les apôtres. Pour les chrétiens, c’est la découverte incroyable d’une force nouvelle, celle de l’Esprit de Dieu, donnée en surabondance au baptême. L’Esprit fortifie, console, inspire, vivifie! Il nous conforte dans une foi vivante et joyeuse. C’est le meilleur des guides spirituels.

Découvrez ici un chemin de Pentecôte

Les Évêques de Belgique souhaitent la reprise publique des célébrations.

Les évêques de Belgique se sont réunis en vidéoconférence dans le but d’organiser progressivement la reprise de célébrations liturgiques publiques. Leur désir est grand de reprendre ces célébrations en concertation avec les responsables de tous les cultes reconnus en Belgique, ainsi qu’avec le Gouvernement fédéral et les entités fédérées.

Les évêques sont particulièrement sensibles au désir souvent exprimé de pouvoir participer à nouveau « en présentiel » à des célébrations.

En tout état de cause, les normes de protection sanitaire devront être respectées, il y va de la santé et de la responsabilité de tous.

Des contacts sont en cours avec les différents Gouvernements du pays. Les évêques demandent que le phasage de reprise des célébrations soit intégré dans les grandes lignes définies par le Conseil national de Sécurité et les Gouvernements en date du 24 avril dernier.

Les évêques de Belgique

Prières du pape François

Première prière

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

Seconde prière

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu».

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

© Librairie éditrice du Vatican
AVRIL 25, 2020 12:48PAPE FRANÇOIS

Mois de mai : le pape invite à prier le rosaire, en donnant son « secret »

Le pape François invite les fidèles du monde entier à prier le rosaire durant le mois de mai : il donne son « secret » dans une lettre et dans deux prières, publiées en huit langues ce 25 avril 2020. Une façon aussi de valoriser la prière en famille, en temps de pandémie et de confinement.

Le secret pour prier le rosaire ? « La simplicité », répond-il. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve », affirme-t-il aussi.

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020

Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire: la simplicité; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Évangéliste

FRANÇOIS

Temps de méditation pour le 3ème dimanche de Pâques.

« Dans la Lumière du Ressuscité, nous voyons notre existence d’éternité ».

En ce 3e dimanche de Pâques, saint Luc rapporte l’histoire de deux disciples qui, le premier jour de la semaine, retournèrent tout heureux à Jérusalem. Ils venaient de faire l’expérience de Jésus ressuscité. C’est alors que les disciples sur le chemin d’Emmaüs, d’abord apeurés et effrayés, pensaient avoir rencontré un esprit ; ils doutaient de Jésus ressuscité. Jésus les rassure et les invite à regarder et à le manger : « Egô eimi autos », ce qui veut dire : « c’est bien moi, moi-même », nous dirions : en chair et en os.

Déjà, dans d’autres récits, Jésus interdisait la peur à ses disciples, notamment au cours d’une traversée du lac en barque. Marchant sur les eaux, arrivé à leur hauteur, Il leur dit : « Je suis là ». On voit aussi l’aveugle-né du quatrième Évangile affirmer l’identité de Jésus en ces termes à ceux qui en doutent : « Egô eimi ». (Jean 9, 9)

Dans la bouche de Jésus ressuscité, cette parole prend une profondeur, à proprement parler, infinie. Saint-Luc fait dire à Jésus, pris pour un fantôme par les disciples d’Emmaüs : « C’est bien moi, moi-même », après la résurrection, comme pour nous ramener à nous-mêmes.

Imprégné de la philosophie grecque et plus particulièrement du stoïcisme, Luc l’évangéliste veut indiquer le cœur de l’être, la lumière intérieure du salut. Il veut dire qui est Jésus ressuscité.

Sa nouvelle proximité intense de : « Je suis là » et l’immensité écrasante de «J’existe» n’existe pas en français.  Le meilleur moyen pour dire simultanément l’expérience des disciples serait : «C’est moi» (une personne impossible à confondre avec aucune autre) ;

«Je suis là» (une présence autour de laquelle tout gravite) et «J’existe» (une plénitude sans limites).

En apparaissant aux disciples, le Ressuscité fait une promesse de salut. Par cette promesse, Jésus montre le chemin de la guérison par sa venue en nous. Le Ressuscité vient éclairer et illuminer notre existence, notre chemin de vie. Nos peurs, nos doutes entravent Dieu en nous. Le Christ nous recrée et nous rend à notre vérité originale. Pour les disciples, la résurrection du Seigneur est cette promesse de Dieu de nous retrouver et de susciter en nous sa présence permanente dans le but de nous rendre pleinement heureux.

Tout en marchant avec eux, Jésus leur parle en leur disant : « esprit sans intelligence !  Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! » Il leur interpréta, dans toute l’Écriture ce qui le concernait. Effectivement, c’est dans la lumière de sa résurrection que tout devient plus clair et comme illuminé par le dedans. Progressivement, les disciples s’ouvriront au sens des écritures.

En cette période de pandémie, il en va de même de nos existences personnelles.

Nous doutons et nous avons peur ; nous sommes lents à croire que Dieu vient nous sauver, qu’Il ouvre nos tombeaux et que, submergé par les flots de souffrances, c’est Lui qui sauve de la noyade. Il vient délier ce qui nous retient captifs et Il transforme nos tristesses en joies. Dans la résurrection du Christ, la promesse de Dieu s’accomplit pour nous aujourd’hui confiné et anxieux pour l’avenir. Les disciples comprennent maintenant que c’est Dieu qui ressuscite les morts. C’est Lui la source de vie jaillissante et permanente en nous. En Dieu nous marchons libres, car nous avons reçu la promesse de nous ne mourrons plus. Une promesse qui nous relève et nous met en marche. Dans l’U.P.B.W., la distribution d’un appel à l’aide par la Conférence saint Vincent de Paul, pour venir en aide aux pauvres, l’illustre parfaitement.

Appelée pour la vie, chaque existence a du prix aux yeux de Dieu. La vie n’est pas détruite et les fausses étiquettes ou images appliquées aux personnes seront transfigurées. Par la lumière de cette promesse, tout en nous sera soigné, sauvé et rendu sain, aucune division ou séparation ne pourra triompher de l’unité. Aucun rejet ou refus n’empêchera un nouveau commencement. Bon dimanche à chacun(e) et prenez soin de vous.

 

Aujourd’hui, pour ce temps de prière, nous ne marcherons pas seuls, nous allons suivre les disciples d’Emmaüs. Vous allez peut-être un peu déconcertés. L’Evangile sera lu tout au long de la célébration, nous le lirons 4 fois, ces 4 passages correspondent aux 4 grandes parties de l’Eucharistie : Venez ! Ecoutez ! Rendez grâce – Remerciez ! Allez !

Profession de foi

Vous trouverez ci-joint le communiqué des évêques de Belgique, concernant le report des confirmations et des premières communions.

Il s’applique aussi au diocèse de Liège, y compris pour les célébrations de profession de foi, qui ne sont pas mentionnées dans le document.

Les différentes célébrations de premières communion, de professions de foi et de confirmations, prévues entre Pâques et Pentecôte, doivent être reprogrammées à l’année scolaire prochaine, c’est-à-dire à partir de septembre 2020.

Report des confirmations et des premières communions

Directives des Evêques de Belgique

Le virus corona nous oblige à une extrême prudence. Les Evêques de Belgique ont donc décidé ce 30 mars 2020, que les célébrations de confirmation et des premières communions prévues entre Pâques et la Pentecôte n’auront pas lieu à la date prévue. Les confirmations sont reportées aux mois de septembre ou d’octobre. Les premières communions sont reportées à la prochaine année scolaire.

Chaque diocèse proposera des dispositions en fonction de sa situation spécifique et en assurera la communication.

Les raisons de ce report sont évidentes. Même en cas d’assouplissement des mesures actuelles, le Gouvernement ne permettra pas les célébrations religieuses avec une assistance nombreuse composée de familles et de générations différentes (dont des grands-parents), ne tenant pas compte non plus du vécu récent de ces familles avec le virus corona.

Les enfants devront tout mettre en œuvre pour la réussite de leur année scolaire le dernier mois de celle-ci, en particulier les futurs confirmands de 6e année primaire en vue de leur qualification pour les humanités. En ce sens, l’organisation des confirmations en juin n’est pas opportune.

Même si les paroisses ou les catéchistes ne peuvent actuellement plus organiser de réunions, nous leur demandons de garder contact avec les enfants et les jeunes qui préparent leur première communion ou leur confirmation par courrier, par email, par streaming ou par téléphone par exemple. Dès la fixation d’une nouvelle date, ils adapteront leurs réunions en fonction de celle-ci.

Les Evêques remercient tous ceux qui travaillent à une communication optimale avec les enfants et les jeunes qui se préparent à la première communion ou à la confirmation, qui les aident à comprendre cette décision difficile et à effectuer sereinement le passage vers une nouvelle date.

Les présentes directives sont établies en conformité avec celles des évêques du lundi 23 mars dernier.

Les Evêques de Belgique

Lundi 30 mars 2020